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mercredi 15 juin 2011

Guruammal

« Je suis une ouvrière agricole Dalit de 26 ans. Pour chaque jour de travail, je gagne 20 rupees (environ 30 centimes d’euro). En Décembre 1997, la police a pillé mon village… Le superviseur de police (SP) m’a traité de pallachi, ce qui est un nom de caste pour une prostituée. Il ouvrit ensuite sa braguette… À 11 h, le collecteur d’impôts fit son apparition chez moi. Je lui dis comment le SP avait ouvert sa braguette et m’avait insultée. Je lui ai aussi raconté qu’il avait cassé mon pot argenté. Le SP fut mécontent de savoir que je l’avais particulièrement mentionné…


« Le lendemain matin la police arriva en trombe, ils brisèrent toutes les portes et arrêtèrent les hommes du village… Le SP vint me chercher. Mon mari se réfugia en dessous du lit. Ma mère était avec moi en ce temps-là. J’étais en pyjama. Les policiers me traitèrent de prostituée et commencèrent à me frapper. Ils me traînèrent nue, trente mètres sur la route. Cela faisait quatre mois que j’étais enceinte… Une femme de 60 ans leur demanda d’arrêter. Ils la frappèrent aussi et lui fracturèrent les deux mains… Ils me conduisirent au poste de police, nue… 53 hommes avaient été arrêtés. L’un d’eux me tendit son lungi (vêtement porté autour de la taille) afin que je puisse me couvrir.


« J’ai imploré l’aide des policiers de la prison. Je leur même dis que j’étais enceinte. Ils se moquèrent de moi et des déclarations que j’avais faites le jour d’avant. Je fus en prison pendant 25 jours. Après dix jours, j'ai fait une fausse-couche. À ce jour, personne n’a fait de reproches à ces officiers qui m’ont fait subir tout cela. »


Source: Book "Dalit Freedom Now and Forever" by Dr. Joseph D'souza

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